1. Absurd
2. Atom Bomb
3. Kitten Moon
4. Mosh
5. Bermuda
6. Setback
7. Amp
8. Reeferendrum
9. Squirt
10. Goodnight Lover
FLUKE. Il s’agit plus ou moins
d’une Techno mid-tempo teintée de House et inévitablement de Big Beat.
Normal, on est en 1997 et c’est ce qui marche à l’époque. D'ailleurs, ce
sont justement les deux premiers titres qui sont les plus proches de ce
genre: "Absurd" envoie la sauce et c’est sans fioriture, un titre
caractérisé par un beat massif et la voix du chanteur particulièrement
grave. "Atom Bomb", qui était sur la BO du jeu Wipeout, est aussi dans
le même style (dont le clip est bien dans le ton mais qui a aussi
malheureusement beaucoup vieilli): un riff de batterie comme ce que
faisait couramment la plupart des artistes Big Beat de ces années là et
un ou deux samples pour égayer tout cela. FLUKE possède aussi un léger
côté House, ce qui a tendance à donner du groove aux compositions. Pas
d’originalité donc, car ce sympathique groupe pratique une musique très
en vogue même s'il possède néanmoins son propre style.
Link : https://mega.co.nz/#!NxwCBBCA!ajRO503UJitwitey1nwPajDGalcZqYoD6fDYSTgBxYw
jeudi 5 mars 2015
Mano solo Je sais plus trop 1997 320kbps
lien : https://mega.co.nz/#!ogphkYxR!hBqI82qRYgkec4_tnTiY3xH5m1WA3yLBaq0spjkYTPw
Critique : source : http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/je-sais-pas-trop/
Solo
à deux. Mano Solo respire un bon coup, le coeur hors du caniveau, et
découvre un genre nouveau : la chanson d’amour. Y a-t-il davantage de
détresse à mourir du sida que d’une rupture d’anévrisme ? Et que nous
dit Mano Solo ? “Les gens m’aiment parce que j’ai mal/Les gens m’aiment
parce que […]
Y a-t-il davantage de détresse à mourir du sida que d’une rupture d’anévrisme ? Et que nous dit Mano Solo ? “Les gens m’aiment parce que j’ai mal/Les gens m’aiment parce que je meurs à leur place” : quelle est cette mort annoncée qui, suprême illusion, rend la nôtre vague et lointaine ? Et, plus précisément, qu’est-ce qu’un écrivain, punk d’occasion, et artiste sidéen en trithérapie, peut nous annoncer de cette disparition qui vient en chantant ? Concédons au chanteur le droit de dire son sida : au-delà des vapeurs de coquette (1995 : Je ne chanterai plus sur scène, 1997 : J’occupe l’Eldorado), il nous offre un discours irraisonné, jaillissant, non convenu et excessif. Forcément excessif. Naturellement, face à ces musiques arrachées au temps qui passe, le serpent se mord la queue : Mano Solo est-il, avant tout, chanteur, malade, ou l’un parce que l’autre ? Et comment recevoir des chansons qui n’existent que par la vertu (sic) d’une saleté rongeante ?
Mano Solo ne répond pas à ces questions : il est ailleurs et, en 1997, enregistre Je sais pas trop. Humainement, c’est une nouvelle émouvante. Artistiquement, ce troisième opus démontre, et c’est heureux, qu’il y a une inspiration après le sida. Rodées au début de l’été sur la très parisienne scène de l’Eldorado, mais aussi à Strasbourg ou Lyon, et partiellement enregistrées sur la même, les chansons s’extirpent enfin du caniveau, de ce sordide où s’est trop souvent complu le chanteur par le passé, pour faire des claquettes sur le trottoir.
Et lorsqu’il rugit comme un lion fatigué, mais debout, des imprécations dignes d’un Léo le Magnifique (“Allons-nous longtemps laisser les urnes/ Se remplir de peste brune”, en réminiscence d’Ils ont voté), Mano Solo prend enfin à bras-le-corps son théâtre chanté, pour l’entraîner vers les rivages du combat humain. Il déambule dans ses excès, et le romantisme induit, aux confins de l’art visionnaire d’Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Vivent ?
| 1. Te souviens tu | |
| 2. Les fees | |
| 3. La liberte | |
| 4. Sens tu | |
| 5. Le drapeau | |
| 6. Ca n a pas marche | |
| 7. Janvier | |
| 8. Il m arrive encore | |
| 9. Que reste t il a vivre | |
| 10. Je suis venu vous voir | |
| 11. C est plus pareil | |
| 12. Novembre |
| 2:11 |
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