dimanche 18 octobre 2015

Fauve Vieux Freres Partie 2 (2015) (320kbps)

Un deuxième album moins sombre que le précédent, mais qui ne se défait pas d’une certaine angoisse. Critique et écoute.

Après Vieux frères – Partie 1, Fauve était censé raconter la sortie du “blizzard”, dire comment était la vie une fois les tourments existentiels apaisés, dépassés. Et puis cette Partie 2 a pris un peu de retard – peut-être le temps de réaliser que ce n’était pas si simple de s’échapper de soi, de tout régler pour la simple raison qu’on avait prévu de le faire. Dans le nouveau Fauve, on note effectivement une lumière jusque-là inconnue, qui se diffuse doucement du premier au dernier morceau, le bien nommé Les Hautes Lumières (où il est question, notamment, de la faïence des rues de Lisbonne, la ville du spleen au soleil).
Mais entre les deux, il y a des paysages moins dégagés : l’angoisse est toujours au rendez-vous de Paraffine ou T.R.W. (le débit est frénétique), et la mélancolie a la part belle dans le très hip-hop Bermudes. Les guitares mutines de Tallulah et le calme (relatif) de Révérence, juste avant Les Hautes Lumières, viennent toutefois apporter ce qu’il fallait de paix pour que le contrat fauvien soit respecté. Un album en clair-obscur, donc, à l’esthétique toujours aussi brute – bien que moins rêche par moment –, et qui pose en creux cette question : qu’attendre de Fauve après ça ?
source : http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/fauve-vieux-freres-partie-2/


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jeudi 1 octobre 2015

Freres Miseres (1996) Mano Solo

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Le problème (la chance ?) des années 90, c’est qu’elles n’ont plus grand-chose à faire du rock alternatif. Le problème du rock alternatif, c’est qu’on ne comprend bien les paroles qu’en les déchiffrant sur le livret du disque. Le problème du disque des Frères Misère, c’est qu’il construit son plaisir sur le même diagnostic au […]

Le problème (la chance ?) des années 90, c’est qu’elles n’ont plus grand-chose à faire du rock alternatif. Le problème du rock alternatif, c’est qu’on ne comprend bien les paroles qu’en les déchiffrant sur le livret du disque. Le problème du disque des Frères Misère, c’est qu’il construit son plaisir sur le même diagnostic au vitriol qui permit à Krivine de devenir fonctionnaire trotskiste : Le Pen pue, Chirac dort et nos enfants sont mal partis. Le problème avec Chirac, c’est qu’il se soucie peu d’une rencontre récréative entre Mano Solo et ses vieux copains de Chihuahua et de ce disque construit en six mois autour des plus petits dénominateurs communs : fun et révolte. Le problème avec Mano Solo, c’est qu’on aime tellement ses disques qu’on ne peut s’empêcher de chercher ici ­ et en vain ­ les mêmes coups de cutter à l’âme.
sources : http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/les-freres-misere/